Micronutrition et cancer

Le cancer, essayer de prévenir son apparition, tenter d’augmenter l’efficacité des traitements et si possible réduire les récidives grâce aux aliments et à des nutriments particuliers.

Le cancer, tous concernés…

Le saviez-vous ?

En France, au moins 1 personne sur 3 sera touchée au cours sa vie par le cancer… Mais, parce que le développement d’un cancer prend du temps et que 90% des cancers sont liés à l’environnement et à l’alimentation, il n’est pas impossible de prévenir l’apparition de la maladie et en cas de cancer avéré, d’améliorer la qualité de vie des malades, d’augmenter l’efficacité des thérapies tout en diminuant leurs effets secondaires et en évitant les risques de récidives. De récentes recherches scientifiques montrent que certains aliments contiennent des substances anti-cancer. Découverte des aliments à privilégier et ceux à éviter.

LE CANCER, SOUVENT LIÉ À NOTRE HYGIÈNE DE VIE

Au cours de la vie, les cellules qui composent les tissus de nos organes croissent, se reproduisent et meurent. Toutefois il arrive que lors de la reproduction des cellules, des erreurs se glissent au niveau des gènes. Les cellules mutées sont alors réparées ou détruites par notre système immunitaire.

Mais lorsque le micro-environnement est favorable aux altérations, les cellules mutées vont résister et vont pouvoir proliférer. C’est seulement ensuite que celles-ci vont acquérir toutes les caractéristiques des cellules cancéreuses.

Ces altérations prennent du temps et peuvent être héréditaires, mais le plus souvent elles sont liées à des facteurs hormonaux, biologiques et environnementaux (dont l’alimentation et le manque d’activité physique). Les causes peuvent être nombreuses mais les aliments peuvent jouer un rôle intéressant face au cancer.

FACE AU CANCER, RENFORCEZ VOS APPORTS FAVORABLES À LA SANTÉ

CONSOMMEZ DES FRUITS ET LÉGUMES SOURCES D’ANTIOXYDANTS

L'air que nous respirons est constitué à 21% d'oxygène, indispensable à la vie. Mais une partie de l'oxygène, métabolisée par notre organisme, se transforme en radicaux libres. Ces derniers attaquent nos cellules et endommagent leur ADN, ce qui provoque leur vieillissement prématuré et peut les rendre cancéreuses. Heureusement, nous possédons un système de protection naturel qui permet de lutter contre les radicaux libres. Mais l’exposition aux UV, le stress, le tabac, la malbouffe, l’avancée en âge peuvent entrainer un excès de radicaux libres. Les fruits et légumes sont riches en antioxydants. Ces derniers permettent de renforcer notre système de défense contre les radicaux libres. Alors faites le plein d’antioxydants en mangeant au moins 5 fruits et légumes par jour dont 1 crucifère (choux, brocoli, radis, navet, cresson), 1 légume à feuilles vertes (salade, blettes, épinards…) et des fruits rouges (tomates, myrtilles, framboises, fraises…) et oranges (melons, clémentines…) de préférence biologiques. Le thé vert est aussi un antioxydant, vous pouvez en boire tous les jours 2 à 4 tasses.

ADOPTEZ LE CURCUMA, AUX PROPRIÉTÉS ANTI-INFLAMMATOIRES, DÉTOXIFIANTES ET ANTIOXYDANTES

L’inflammation augmente également la production de radicaux libres et ses résidus bloquent aussi la mort naturelle des cellules (ce qui peut initier un cancer). Le Curcuma est une épice aux propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes reconnues. Il a aussi des propriétés détoxifiantes intéressantes. Alors en pratique, consommez 1 à 2 cuillères par jour de Curcuma bio (dans vos plats ou sur vos salades par exemple).

CONSOMMEZ DES PLANTES ET LÉGUMES QUI DÉTOXIFIENT L’ORGANISME

Pour aider à l’élimination des toxines en général (ce qui contribue à protéger nos gènes des mutations) mais encore plus pendant les chimiothérapies, certaines plantes telles que le Curcuma, le Chardon-marie, l’Artichaut, le Radis noir, le Brocoli ou encore le Bouleau sont très utiles. Intégrez-les dès que possible dans vos salades ou vos plats.

AUGMENTEZ VOS APPORTS EN OMÉGA 3 ANTI-INFLAMMATOIRES

Alors que l’intérêt des oméga 3 dans la prévention cardiovasculaire est connu depuis longtemps, des travaux plus récents ont montré leurs effets sur le surpoids, la vision, le cerveau, la fertilité ou encore l’inflammation. On sait aujourd’hui qu’un milieu inflammatoire est propice au développement de cellules cancéreuses. Pour baisser l’inflammation, il est nécessaire de consommer des aliments riches en oméga 3 : huile de colza, de noix, de caméline ou de lin ainsi que des poissons gras (saumon, thon, foie de morue, sardine, maquereau, hareng…).

LES GRAINES DE LIN ET DE SOJA QUI PEUVENT DIMINUER L'OSTROGÈNIE

Des études récentes ont démontré que la consommation de soja et de graines de lin germées pouvait aussi être très bénéfique face aux cancers hormono-dépendants, tels que les cancers du sein ou du col de l’utérus.

FACE AU CANCER, OPTIMISEZ VOS APPORTS AU-DELÀ DE L’ALIMENTATION

OPTIMISEZ VOTRE VITAMINE D JOURNALIÈRE

La vitamine D joue un rôle important dans l'immunité. Plusieurs études ont démontré ses vertus préventives face au cancer. En pratique, à l’arrivée du beau temps, exposez-vous au soleil tous les jours entre 11 et 15 heures en faisant attention de protéger votre peau. En hiver, le soleil ne permet plus la synthèse de vitamine D, il faut donc prendre un complément en vitamine D.

SOIGNEZ VOTRE MICROBIOTE INTESTINAL, CARREFOUR DE L’IMMUNITÉ

Carrefour de notre santé, 70% de notre immunité vient de l’intestin : le microbiote humain est l’ensemble des bactéries tapissant certaines muqueuses. Anciennement appelé flore, il a été rebaptisé "microbiote" du fait de la complexité de son fonctionnement et du nombre d’organismes qui l’habitent (pas moins de cent mille milliards). Le microbiote joue un rôle à la fois dans les phases de développement du cancer et dans la réponse aux traitements (limitation des effets gastro-intestinaux de certaines thérapies anti-cancéreuses…). L’utilisation de souches microbiotiques et de cicatrisants de la muqueuse intestinale peut se révéler très bénéfique face au cancer.

BOOSTEZ VOTRE IMMUNITÉ

En plus du microbiote, le système immunitaire forme une armée efficace et spécifique pour neutraliser les agents pathogènes qui essaient de franchir les barrières de l’organisme comme les muqueuses. Le système immunitaire sait différencier le soi (nos propres cellules et molécules de l’organisme) du non soi (éléments étrangers). Lorsque des cellules sont transformées (comme les cellules cancéreuses), elles deviennent étrangères à l’organisme. C’est tout l’enjeu de l’immuno-oncologie (activation du système immunitaire dans l'espoir qu'il attaque la tumeur) que de neutraliser les cellules tumorales par des anticorps spécifiques.

BOUGEZ TOUS LES JOURS EN PRÉVENTION COMME EN COURS DE TRAITEMENT

Les bienfaits de l’activité physique sont inestimables. Elle améliore la qualité de vie, réduit le risque de mortalité ou de survenue d’un nouveau cancer (notamment les cancers du sein, du colon, du poumon) et diminue par ailleurs l’état de fatigue. L’activité physique facilite également l’élimination, la baisse de la glycémie et surtout elle booste nos mitochondries (les générateurs d'énergie de nos cellules, sources de leur bon fonctionnement). L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a démontré qu'au moins 30 minutes d’activité physique modérée, 5 jours par semaine peut réduire d’au moins 30% le risque de développer un cancer du sein ou du colon.

VEILLEZ À VOTRE ÉQUILIBRE PSYCHIQUE

Le stress n’est pas la cause du cancer mais est un facteur aggravant qui affecte surtout notre système immunitaire. En effet, le stress chronique, notamment par le biais de la production de Cortisol, favorise la dérégulation de la réponse immunitaire. Pour favoriser un sommeil de qualité et récupérateur et bien gérer son stress, certains nutriments comme le Magnésium et la phytothérapie (Passiflore, Safran, Curcumine, Oméga 3 …) peuvent vous être prescrit sur mesure par votre professionnel de santé. Pour les patients atteints de cancer, il est certainement utile d’encourager la pensée positive. Penser qu’on peut la vaincre est un moyen pour faire face. Rire et s’amuser, se relaxer, ne pas s’isoler est essentiel. Sans oublier d'apprendre à gérer ses émotions et parfois changer un peu de sa manière de vivre.

FACE AU CANCER, ÉVITEZ LES COMPORTEMENTS NUTRITIONNELS DÉFAVORABLES À LA SANTÉ

- Consommez en quantité limitée les sucres rapides (confitures, confiseries, pâtisseries, boissons sucrées…) mais aussi les féculents (pain, pâtes, riz, pomme de terre, polenta…). En effet, le sucre est la source d’énergie privilégiée des cellules tumorales. Consommer trop de sucre peut donc favoriser certains cancers (notamment digestifs) à cause de trop fortes sécrétions d’insuline chroniques et de l’inflammation associée.

- Évitez le surpoids ou l’obésité : tout amaigrissement est favorable à la santé et en particulier dans le cas de cancers. Le tissu gras libère une enzyme : l’Aromatase qui est responsable de la biosynthèse des œstrogènes à partir des androgènes et qui augmente ainsi l’imprégnation œstrogénique.

- Évitez la surconsommation d’alcool et le tabac. Le tabac et l’alcool sont des facteurs de risque de cancer. Alors que la fumée de cigarette comprend de nombreuses substances cancérigènes, la surconsommation d’alcool entraîne une atrophie des muqueuses buccale et œsophagienne associée à une prolifération cellulaire compensatrice. Ces deux substances agissent en synergie lorsqu’elles sont combinées et augmentent les risques de cancer des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, sinus…).

- Réduisez votre consommation de viande rouge (surtout de charcuterie) et les cuissons à haute température. Une consommation excessive de viande rouge est associée à un risque accru de nombreux cancers et notamment le cancer colorectal.

- Évitez les graisses saturées et les oméga 6 pro-inflammatoires.

- Réduisez la consommation d’aliments salés. L’excès de sel est lié à une augmentation de la pression artérielle mais également des cancers de l’estomac et favorise l'absorption du sucre au niveau intestinal.

CONSEILS D'UN MICRONUTRITIONNISTE

YVES GILLE, DR EN PHARMACIE ET FONDATEUR DE NUTRAVANCE

Les thérapies complémentaires peuvent améliorer la qualité de vie des patients, diminuer les effets secondaires des traitements mais aussi augmenter l’efficacité et diminuer les résistances importantes aux thérapies traditionnelles. Enfin, une personne en rémission reste à risque : la prévention des récidives est essentielle pour permettre d’éviter les rechutes. De plus en plus de professionnels de santé sont engagés dans la prise en charge individualisée du cancer. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin ou votre pharmacien.

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